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« Lors d’un excellent reportage de Karim Rissouli pour Dimanche+ sur Canal+ on peut voir les députés UMP se retrouver en minorité pour le vote du texte sur le re-découpage, entraînant une panique générale, des souvenirs hadopiens et un rameutage des troupes godillotes dans les règles!
Plus d’info sur les députés godillots: http://www.deputesgodillots.info«
Avec la récente affaire Hortefeux, les politiques redoublent d’efforts pour dénoncer cette source d’information non « régulée » qu’est internet. Vous allez voir qu’à l’écoute de cette vidéo on se demande vraiment qui, ou quoi, sert de poubelle de l’information dans ce pays. Je retiendrais un commentaire vu sur Dailymotion et résumant bien le tout : « La télévision française poubelle de la République ».
« Heureusement y a internet qui a débridé les énergies “. Allez voir ce que c’est internet, allez regarder, si vous le faites, moi je le fais assez fréquemment, allez regarder les commentaires sur les … quand ce n’est … quand ce n’est pas contrôlé, quand ce n’est pas géré, quand la parole est libre. J’ai dit un jour, j’ai eu le malheur de dire que c’était le tout-à-l’égout de la démocratie, que là on voyait et lisait des choses épouvantables et évidemment depuis sur le net je me fais cartonner systématiquement parce que j’ai eu le malheur de dire que c’est une guerre de liberté et de dossiers individuels dans lesquels on peut raconter n’importe quoi, et ben franchement c’est pas acceptable et c’est pas aimable. Et je trouve que la société qui modère ça, qui tempère ça, qui créé des interdits est une société qui progresse. »
Je vous laisse faire votre propre opinion de ce discours de l’initiateur de la loi Création et Internet, le contenu parle de lui même, malheureusement.
Description :
Vidéo prise par Mediapart le vendredi 4 septembre aux Universités d’été du Medef, et insérée dans un article intitulé: Minc et Olivennes célèbrent la « pensée unique ». Voici le lien pour le retrouver: http://www.mediapart.fr/journal/france/040909/minc-et-olivennes-celebrent-la-%C2%ABpensee-unique%C2%BB
Avocat spécialisé dans le droit de l’Internet, C.M. s’inquiète de l’évolution du monde numérique au regard du respect de nos libertés. Symptomatique de ce danger, la substitution du terme « citoyen » par « internaute » crée, selon lui, une citoyenneté numérique de seconde zone. Et certaines garanties ou libertés ne pourront survivre sans intervention législative, et sans la reprise en mains d’Internet, son auto-régulation, par les internautes eux-même.

Cette tribune, initialement publié chez nos confrères de Ecrans.fr, est sous licence CC-BY-NC-ND
Une ministre est récemment injuriée dans des commentaires postés par des internautes en réaction à une vidéo postée sur le site de partage de DailyMotion. Elle sollicite l’identification des internautes concernés afin d’introduire une procédure judiciaire à leur encontre. Sa réaction semble justifiée, après tout elle ne fait qu’exercer le droit dont dispose tout citoyen d’obtenir réparation d’une violation des lois de la République. L’objet de cet article n’est pas de discuter de la démultiplication des procédures engagées par des hommes ou femmes politiques à l’encontre de citoyens mais de démontrer que, si nous n’y prenons pas garde dès maintenant, l’évolution du monde numérique se fera au détriment de nos libertés les plus fondamentales.
Une des questions essentielles pour la compréhension de la révolution sociale initiée par Internet est celle de la substitution ou de la complémentarité des activités réelles et numériques. Il est ardu de comparer le monde numérique et le monde réel tant les référentiels sont différents. On pourra citer quelques exemples d’activités substituées ou complémentaires. Le développement des photographies sur Internet s’est substitué aux officines de photographies, et les cartes mémoire ont remplacé les films argentiques. D’autres activités sont disponibles sur Internet et dans le monde réel (l’utilisation du courriel n’est pas, par exemple, à ce jour exclusive de celle de la Poste, notamment pour l’envoi de documents originaux ou spécifiques) ou
sont, au contraire, totalement intolérantes à Internet (par exemple, manger, même si l’achat des provisions peut désormais se faire sur les sites de supermarchés en ligne). A ce stade, il est important de se rappeler que de plus en plus d’activités se dématérialisent au fur et à mesure de l’évolution exponentielle du monde numérique.
Une fois cette analyse effectuée pour une activité donnée, il est possible d’identifier les différences de traitement par la loi afin de déterminer l’évolution de nos libertés fondamentales lors du passage au numérique. Pour reprendre le cas précité, les messages postés par les internautes ne constituent rien d’autre qu’une discussion politique courante entre citoyens, telles que celles que connaissent tous les matins des milliers de bistrots en France. Personne ne niera ni n’attaquera cette tradition française citoyenne, cet espace de liberté où certains abus regrettables peuvent avoir lieu mais ces abus cèdent le pas à l’utilité publique, sociale et politique de ces rencontres et discussions. Il est fort à parier que les commentaires postés sur le site DailyMotion ne sont pas plus excessifs que certaines discussions matinales dans un bistrot. Pourtant même une femme politique procédurière n’aurait ni l’idée ni les moyens de faire sanctionner les excès de ces discussions.
Pour l’instant, le débat public ou, plus largement, les discussions entre citoyens sont des activités pour lesquelles Internet est un support complémentaire et additionnel. Cela sera de moins en moins le cas et la rupture d’égalité pour les discussions tenues dans le monde réel et dans le monde numérique va lentement, mais sans doute aucun, se muer en une suppression de facto de cette liberté.
Le constat est sans appel : sans aucune intervention législative, du simple fait du changement de paradigme créé par Internet, certaines garanties ou libertés vont disparaître. D’autres, au contraire, vont naître. Ce qui fait dire d’Internet qu’il est tant un « espace de liberté » qu’un « vide juridique ». S’il est vrai, et fort heureusement, que l’avènement d’Internet peut avoir des aspects bénéfiques sur nos libertés, il serait faux de croire qu’il s’agit de nouvelles libertés. Ce n’est, au contraire, que des nouvelles manières d’exercer nos droits et libertés de citoyens. C’est en ce sens que l’utilisation du terme « vide juridique » est malicieux, tout comme celle du terme « internaute », car cela suggère qu’une législation, souvent répressive, est nécessaire.
De surcroît, la « mémoire » d’Internet et des systèmes de traitement informatisés est un défi immense alors que de plus en plus de nos activités quotidiennes se dématérialisent, nécessitant de nouvelles garanties légales ou constitutionnelles ou, à tout le moins, la réelle application de la législation existante. L’exemple le plus flagrant est bien évidemment le suicide collectif (organisé par des sociétés privés) de nos données personnelles, et donc de notre vie privée, alors que la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés ne dispose que d’un budget ridicule en comparaison au caractère fondamental de sa mission.
Nos libertés de citoyens subissent donc une triple attaque. Certaines sont mises en danger lors du passage au numérique, par la seule application de la loi actuelle. D’autres sont menacées par les nouvelles possibilités technologiques à disposition de sociétés privées ou de l’État, sans qu’aucune loi protectrice ne soit adoptée ou la législation existante appliquée. Enfin, des initiatives législatives ont pour objet ou
conséquence nécessaire la suppression de libertés fondamentales.
La clé de la protection — ou de l’atteinte, c’est selon — de nos libertés est donc la loi. Malheureusement, au lieu de voter des lois protectrices indispensables, le mouvement législatif est plutôt de voter des lois répressives de nos libertés. Ce n’est pas un problème lié à une mouvance politique, même si une minorité de nos députés ont conscience de ces risques, mais structurel, dans la mesure où Internet s’est créé, à la différence du minitel, hors de tout contrôle des hommes et femmes politiques qui en perdent leurs repères. Alors que jusqu’alors que les articles et commentaires les concernant étaient l’œuvre quasi-exclusive de journalistes du sérail, la démocratisation des blogs citoyens ou de Wikipédia les effrayent car ils en ont perdu le contrôle. C’est ce contrôle perdu qu’ils essaient de retrouver par des moyens législatifs plus ou moins légitimes.
Nul doute que cette volonté de pouvoir et de maintien de modèles usés est illégitime. Elle l’a toujours été. Mais avant l’avènement d’Internet cette emprise était discrète ou limitée. Internet permet de la rendre publique, mais aussi offre de nouvelles possibilités de contrôle dont la tendance législative actuelle tente de nous dessaisir.
S’ajoutent à cet aveuglement égoïste de la majorité de la classe politique les attaques portées à nos libertés par les sociétés privées, souvent multinationales. Le problème est double : le classe politique peut ne pas entendre l’urgence d’agir (son attention étant plutôt portée sur le maintien de leur contrôle) ou, de bonne foi, peut être sans pouvoir, par exemple concernant les sociétés situés hors de leur territoire. En outre, ces sociétés, dont le seul intérêt est celui de leurs actionnaires, ont un pouvoir de lobbying écrasant et les relations entre leurs dirigeants et le monde politique créé une situation de corruption structurelle constante. Plus encore, la perte de pouvoir du monde politique sur ces sociétés est régulière. Sauf à instaurer une gouvernance mondiale — à tout le moins sur certains aspects, comme ce qu’il est tenté de faire en réponse à la crise financière actuelle — , cette tendance va continuer.
Il serait vain d’espérer une prise de conscience de la classe politique, encore moins des sociétés privées, tant que les internautes ne se transformeront pas en citoyens responsables. Une première mesure simple serait d’effectuer des arbitrages personnels sur notre façon d’utiliser les services numériques à notre disposition. Cette auto-censure revient à ne pas sacrifier notre liberté et notre vie privée sur l’autel de la facilité ou de l’utilité, réelle ou perçue, de ces services. En raison de l’enjeu — nos libertés — cette analyse doit se faire avec à l’esprit la pire des évolutions que pourrait prendre le réseau, tant il est certain que toute donnée mise sur le réseau quitte définitivement notre sphère. Et que toute liberté perdue l’est probablement à tout jamais, jusqu’à la prochaine révolution. Cette irréversibilité est difficile à appréhender, surtout pour les plus jeunes et l’équilibre à trouver ténu sauf à être excessif et devenir un moine du numérique.
Tout citoyen doit ainsi s’imposer cette auto-régulation au moins aussi longtemps que la classe politique ne défendra pas une législation respectueuse des citoyens qui se devra de garantir a minima autant de garanties dans le monde numérique que celles dont nous bénéficions dans le monde réel. Heureusement, la révolution numérique a donné aux citoyens des moyens simples et efficaces de participer au débat public, même en pleine campagne ou au fond d’un garage. Il faut donc nous éduquer nous-mêmes, éduquer les représentants du peuple et lutter contre la corruption structurelle qui accompagne, dans tous les États du monde, le pouvoir. Car Internet ôte aux citoyens leurs dernières excuses : celles consistant à dire « je ne savais pas » ou « je ne peux rien faire ».
Enfin, dans les cas les plus extrêmes, la résistance, ou désobéissance c’est selon, civile s’imposera d’elle-même. La loi Création et Internet nous offrira l’occasion d’un premier acte en refusant d’installer, sur ses appareils électroniques personnels, un logiciel mouchard non libre et non interopérable et, qui plus est, payant, qui communiquera constamment avec une société privée. Une loi imposant cette installation préalable comme seul moyen de défense dans une procédure de nature pénale ne peut être, quoi qu’en en dise, que liberticide. Et il faudra faire connaître notre refus au gouvernement.
Cela serait gravement se méprendre sur ce qui précède que de croire que l’auteur souhaite un Internet libertaire ou anarchique, où la diffamation, l’injure et la contrefaçon seraient tolérées. Mais c’est bien la faute du législateur s’il n’a pas su faire promulguer des lois qui luttaient efficacement ou intelligemment contre ces excès. Que dire par exemple d’une loi, par ailleurs protectrice, comme la LCEN (Loi pour la confiance dans l’économie numérique) qui accroît le régime de
responsabilité d’un titulaire d’un site ou d’un blog qui choisirait de modérer a priori les commentaires qui y seront postés. Pourquoi n’existe-t-il aucune loi protégeant les particuliers qui éditent bénévolement sur des sites collaboratifs comme Wikipédia des contenus postés par d’autres utilisateurs afin, notamment, de supprimer des propos injurieux ou diffamatoires ? Quant aux droits d’auteurs et droits voisins, que penser par ailleurs d’un mouvement législatif qui n’a pas réussi à enrichir les créateurs, qui contribue au maintien d’intermédiaires condamnés à évoluer ou disparaître, et qui porte atteinte aux libertés des citoyens.
Certains pourront penser que ces attaques sur nos libertés sont très virtuelles, tant il est vrai que nous ne sommes qu’à l’aube des véritables problèmes. La crise financière, politique, économique et sociale qui nous frappe de plein fouet, ruinant la vie de millions de personnes, devrait rester notre priorité, tant il faut parer au plus urgent. Cet argument est cependant spécieux pour plusieurs raisons. D’une part, ces préoccupations et engagements ne sont pas exclusifs l’un de l’autre. D’autre part, de nombreuses libertés mises à mal dans notre vie numérique sont ou seront indispensables pour mettre en œuvre les véritables solutions à cette crise. Enfin et surtout, nous avons là l’occasion d’éviter de nous retrouver dans une situation où notre seul pouvoir sera de « parer au plus urgent ».
Reprenons le contrôle, n’oublions jamais l’origine du pouvoir, construisons une société intelligente, ouverte, et respectueuse. Faisons-le avant que notre seule alternative soit la servitude volontaire ou la révolution. Inventons des lois intelligentes, prenons en compte les nouveaux paradigmes, afin, qu’à nouveau, la loi libère.
Steal This Film II – FR from Nicolas Cynober on Vimeo.
Une vidéo de 45 minutes forte intéressante sur les questions, au combien actuelles, de propriété intellectuelle et de droits d’auteur à l’heure du numérique. Steal This Film est une série de films documentant le mouvement contre la propriété intellectuelle. La première partie, produite en Suède et sortie en 2006, tient compte des acteurs de la culture suédois du piratage : The Pirate Bay, Parti pirate et Piratbyrån. Cette deuxième partie embrasse quant à elle une diversité d’intervenants ne se limitant pas seulement aux seuls pirates suédois, on peut citer Erik de Mininova, l’écrivain Howard Reinhgold ou encore Yochai Benkler, professeur à Yale…
A voir et à pirater à volonté /-)
Serge Soudoplatoff, invité par le CEDAP à présenter ce que change internet dans nos façons de travailler et de partager et notamment comment les organisations sont modifiées par le fonctionnement en réseau au travers du web.
dd
Une vidéo bien réalisée nous montrant « La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » en motion graphics. La vidéo n’était disponible qu’en anglais et espagnol sur Vimeo, je me suis donc pressé d’y ajouter la version française ;-). On peut saluer le travail des artistes qui ont réussi à mettre au goût du jour ce texte fondateur des démocraties occidentales, un texte qui reste malheureusement toujours d’actualité même en France…
Version française de la vidéo « The Universal Declaration of Human Rights » vimeo.com/1823335
Created by Seth Brau
Produced by Amy Poncher
Music by Rumspringa courtesy Cantora Records

Quelle désillusion ! Il faut dire que beaucoup, et moi le premier, voyait en la nomination de Frédéric Mitterrand un tournant et un nouvel espoir pour le monde de la Culture. Car, oui c’est indéniablement un homme de Culture qui a touché à peu près à tout ce qu’un citoyen normal associe à la Culture : écrivain, présentateur télé, producteur… Bref il apparaissait indéniable que le bonhomme était d’une autre trempe que la catastrophique Christine Albanel, et pourtant…
En fait c’est le débat autour d’Hadopi 2 qui a semé le trouble et la confusion parmi les internautes, artistes et parlementaires qui voulaient « y croire ». Mais croire à quoi ? Croire que la Culture et la création seront remis sur le devant de la scène politique française, croire que la culture, au même titre que l’éducation, redeviendrait ce pilier fondateur de la République qui réunirait et élèverait les français vers plus de clairvoyance et d’égalité. Les déclarations selon lesquelles il ne voulait nullement de Frédéric Lefebvre comme secrétaire d’état chargé à la communication ou encore qu’il regrettait de ne pas être « assez téléchargé à son goût » parachevaient cet état de transition baigné de douce illusion « d’un moins pire qu’Albanel ». Mal en pris, le ministre a très rapidement montré les limites de sa marche de manœuvre en se ralliant à la pensée gouvernementale inculquée par le Président, véritable chef des armées institutionnelles chargées de remodeler la société française. Dans cette atmosphère où ne pas se plier à ce projet fait de vous un « réactionnaire conservateur » (dixit MAM), Mitterrand a sans doute choisit la voie de la sécurité en même temps que celle de la facilité. Mais dans ce choix il apporte son aide à la domination des majors sur le culture et indirectement sur nous.
Il ne fait nul doute que Frédéric Mitterrand hérite malgré lui de cette vision d’une Culture au rabais dont le budget n’a cessé de diminuer depuis que la droite est au pouvoir pour redevenir un ministère de seconde zone bon à financer le concert de Johnny ou la répréssion des internautes, et pendant ce temps là la vraie création souffre. Des ministres qui confondent malgré eux les industries culturelles et les artistes, le porte monnaie des gros aux maigres recettes des petits. « La musique, c’est du bruit qui pense » comme disait Victor Hugo, aujourd’hui c’est plus du bruit qui abrutie les masses, un bruit dénaturé de sa mélodie et de ses sentiments qui à défaut de peindre un monde plein de musicalité retombe dans ce simple bruit, certes régulier, mais dépourvu d’une quelque compte volonté émotionnelle. Plus globalement une Culture qui divertit les masses au lieu de les faire réfléchir et voyager dans des mondes oniriques aussi originaux les uns que les autres. Les vrais artistes ne sont certainement pas ceux vendant le plus de disques, bien au contraire.
Ce qui m’a particulièrement alarmé dans le comportement du Ministre c’est que ce dernier a défendu la loi dite Hadopi en faisant des déclarations grandiloquentes à vous faire pâlir. Des intervention vides de sens nous montrant un ministre ne maîtrisant pas le projet de loi mais le défendant comme la prunelle de ses yeux. Le fait de comparer les pirates aux chauffards et de se ranger systématiquement derrière le piètre rapporteur Franck Riester nous montre de quoi le personnage est capable ou justement de quoi il n’est pas capable. Le pire à mes yeux reste son oral d’entrée à l’Assemblée nationale, un oral où la verve particulière de l’homme donnait toute sa mesure au pathos et reléguait le logos au bas fond du caniveau. Ses allusions à Arletty, Edith Piaf et Serge Gainsbourg permettaient selon lui de rapprocher la Création et Hadopi : « Ce texte parle des auteurs, alors je les cite« . C’est clair, ça pourrait presque passer aux yeux des français et internautes, mais cette phrase a fait jaillir en moi un élan de révolte : comment peut on citer des artistes n’étant plus de ce monde pour défendre un texte de loi? Le tout dans une déclaration qui se révèle grandiloquente et pathétique pour qui sait prendre la distance et le recul nécessaire. Le ministre ne se salit donc pas en citant ses grands noms de la Culture, mais l’effet inverse c’est qu’il salit indéniablement ces artistes en les liant à une loi liberticide.
Nul doute qu’il n’a pas la hargne qui selon moi fait un bon ministre de la Culture, la volonté de changer le rapport à la Culture qu’ont les citoyens en favorisant la création.
Article fait à l’arrache tard dans la nuit /-) (peu de liens…)
Crédit Photo : CC BY The Wandering Angel
En ce moment je fais des billets assez légers mais n’empêche j’essaye que cela reste en lien avec l’actualité politique ou Web. Ce que je vous présente aujourd’hui c’est une série limitée intitulée « SMALL BROTHER IS WATCHING YOU » réalisée par un artiste engagé que j’adore : Goin. Cette série de 30 exemplaires est réalisée au pochoir et à la bombe aérosol. La taille d’un exemplaire est de 50cm*23cm, ce qui peut paraître petit, mais bon c’est pour coller à la thématique on va dire /-). Plus globalement si vous êtes fan de ce genre de production, je vous conseille de jeter un oeil sur Itableau.fr.
Sur l’artiste :
« La grande productivité de cet artiste du pochoir à l’héritage punk transgressif n’est pas sans rappeler celle d’un Basquiat des années Pop-art. Alliant doctement finesse et déconstructivisme, Goin nous transcende tant par sa technique que par son message engagé. Il fusionne maîtrise graphique, typographique et violents élans chaotiques. En perpétuelle mutation, Goin, c’est la puissance d’un visuel militant vu par le prisme d’un art graphique possédé. »
Le site de Goin
Artiste de la Demeure du Chaos